Liasse fiscale en XML — bilan et CPC pour Simpl-IS
Le marché tourne sur des classeurs Excel verrouillés qui cassent dès que la DGI ajoute une colonne. Ici, les codes de cellule sortent des schémas officiels et la liasse part de votre balance.
Source : Cahier des charges EDI Simpl-IS V2.0.3 — annexes EDI SIMPL-IS 2026
- 8 283
- codes de cellule acceptés par les schémas des quatre modèles.
- 213
- codes documentés par la DGI mais refusés par son propre schéma.
- 192 / 196
- cellules du bilan actif déduites de votre balance.
Pourquoi votre fichier Excel de liasse ne marche plus
Sur les forums comptables marocains, les mêmes phrases reviennent : « ce fichier ne fonctionne plus, ils ont rajouté d’autres colonnes qui ne sont pas prises dans ce tableau », « qui a le mot de passe pour accéder au code VBA », « impossible d’ouvrir le fichier ».
Ce n’est pas de la malchance, c’est le format. Une macro fige la codification des cellules à sa date d’écriture. Celle de la DGI bouge : des tableaux apparaissent — financement de l’exercice, changements de méthodes, dérogations — d’autres codes disparaissent.
Le verrouillage achève le tout : personne ne corrige ce qu’il ne peut ouvrir. Chez nous, une version DGI de plus est un fichier de plus au registre.
Le schéma fait autorité, pas la codification
Deux documents coexistent : la codification des cellules, et le schéma XSD, seul appliqué au dépôt. Ils divergent : 213 codes documentés sont refusés par le schéma. Aucun n’est proposé à la saisie.
Le tableau 10 est le cas d’école. Les quatre exemples publiés par la DGI portent l’exercice 2023, les schémas sont millésimés 2026 ; les trois exemples qui contiennent encore ce tableau sont exactement les trois qui échouent contre leur propre schéma.
Autre piège, absent du cahier des charges : dans chaque bloc ValeursTableau, l’élément <extraFieldvaleurs> n’a pas d’attribut minOccurs. Le défaut XSD valant 1, il est obligatoire même vide, et l’omettre fait rejeter 100 % des fichiers.
De la balance à la liasse : la couverture réelle
La DGI publie les codes de cellule, le CGNC le plan comptable, et personne le pont entre les deux. Nos règles visent leur cellule par libellé de ligne et position de colonne : un numéro recopié produit une liasse acceptée par le schéma et pourtant fausse.
Et nous mesurons la couverture. Modèle normal : 416 règles pour 1 729 cellules, soit 24 %. Chiffre exact et trompeur. Par tableau : bilan actif 192 sur 196, bilan passif 80 sur 90, CPC 144 sur 216. Les autres tableaux — amortissements, provisions, E.S.G., financement — réclament des durées, des mouvements, des noms d’associés qu’aucune balance ne porte.
Les comptes qu’aucune règle ne reprend sont listés par poids de solde. La table est un brouillon v0.2, ses règles restant « à valider » tant qu’un comptable ne les a pas relues. Un mapping incomplet n’est pas un défaut ; un mapping silencieux en est un.
Ce que « validé contre le schéma » veut dire ici
La DGI publie un schéma XSD pour la liasse, aucun pour le relevé de déductions TVA ni pour l’état 9421. Nous embarquons les quatre et validons le fichier contre celui de votre modèle avant téléchargement.
Cela ne fait pas une promesse de « zéro rejet » : ces schémas sont permissifs, l’identifiant fiscal y est parfois facultatif, et le portail contrôle en plus votre situation fiscale. Le XSD contrôle la forme, nos règles la déclaration.
Encodage, compression et dépôt
L’encodage est utf-8, liasse comprise — notre plan initial annonçait iso-8859-1, à tort. Dates en AAAA-MM-JJ, décimales avec un point.
Le dépôt se fait compressé au format ZIP. Une déclaration déjà « en attente de validation » bloque son remplacement : il faut l’annuler d’abord.
Comment ça se passe
Importez la balance N, puis la balance N-1
Classeur .xlsx, .xls ou CSV. Colonnes compte, libellé, débit et crédit reconnues même nommées autrement, encodage déduit des octets.
Vérifiez l’équilibre débit/crédit
Totaux et écart affichés à l’import : le contrôle que l’ancienne application ne faisait pas.
Laissez la correspondance remplir bilan, passif et CPC
Les comptes sont agrégés par préfixe CGNC. Sous-totaux et nets ne viennent jamais d’un compte : ils se recalculent depuis les lignes totalisées.
Lisez le rapport de couverture
Couverture tableau par tableau, puis comptes non repris classés par poids.
Contrôles, validation XSD, puis dépôt zippé
Contrôles métier, validation contre le schéma du modèle, archive ZIP par un lien qui expire en quinze minutes.
Les quatre modèles de liasse
Chiffres tirés des schémas officiels embarqués. La dernière colonne compte les codes que la codification documente et que le schéma refuse.
| Modèle | Intitulé | Tableaux | Codes de cellule | Codes refusés |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Comptable normal | 27 | 1 729 | 37 |
| 7 | Comptable simplifié | 24 | 1 328 | 69 |
| 2 | Établissements de crédit | 47 | 2 962 | 39 |
| 22 | Assurances | 33 | 2 264 | 68 |
Couverture depuis la balance — modèle normal
Un taux global de 24 % ne dit rien : trois tableaux sur vingt-six se déduisent d’une balance.
| Tableau | Intitulé | Cellules couvertes | Part |
|---|---|---|---|
| 2 | Bilan (actif) | 192 / 196 | 98 % |
| 1 | Bilan (passif) | 80 / 90 | 89 % |
| 6 | Compte de produits et charges (C.P.C.) | 144 / 216 | 67 % |
| autres | Amortissements, provisions, E.S.G., financement | 0 | saisie |
Aucun mot de passe, aucune macro
Rien à déverrouiller : codes autorisés et correspondance sont des données versionnées, pas du VBA protégé dans un classeur qui circule.
Le schéma fait autorité
Les codes proposés viennent des schémas des quatre modèles. Les 213 documentés mais refusés sont écartés.
La couverture se mesure
Bilan actif 192 sur 196, passif 80 sur 90, CPC 144 sur 216. Les tableaux hors balance sont annoncés, pas vidés en silence.
Un contrôle gratuit, sans compte
Le validateur XML tourne dans votre navigateur : le fichier ne quitte pas votre poste, sans inscription.
Ce qui fait rejeter un fichier
| Le symptôme | La cause | Le remède |
|---|---|---|
| « Missing child element(s) » sur ValeursTableau | Le bloc <extraFieldvaleurs> manque. Le schéma l’exige même vide ; le cahier des charges ne le dit pas. | Émettre <extraFieldvaleurs/> dans chaque tableau. |
| Fichier refusé alors qu’il copie un exemple officiel | L’exemple contient le tableau 10, dont les 57 codes ont quitté le schéma 2026. | Ne pas générer le tableau 10 : le schéma fait foi. |
| Le classeur Excel ne reprend plus certaines lignes | La codification a évolué depuis le millésime de la macro. | Partir d’une correspondance versionnée, régénérable à chaque publication. |
| Le dépôt reste « en attente de traitement » | Une déclaration du même exercice est encore en attente de validation. | L’annuler côté Simpl-IS, puis redéposer l’archive ZIP. |
| Le bilan ne s’équilibre pas | Balance déséquilibrée, ou comptes non repris. | Contrôler l’écart débit/crédit, puis les comptes non repris. |
Questions fréquentes
- Pourquoi mon fichier Excel de liasse ne fonctionne plus ?
- Parce qu’une macro fige la codification à sa date d’écriture. La DGI ajoute des colonnes, crée des tableaux, en retire d’autres ; le classeur produit des codes que le schéma refuse.
- Faut-il un mot de passe pour ouvrir le code VBA du fichier BILAN XML ?
- Nous n’en distribuons aucun et ne pouvons fournir celui d’un classeur tiers. C’est le problème même que nous supprimons : un outil que personne ne peut ouvrir est un outil que personne ne peut corriger.
- Existe-t-il un outil gratuit pour vérifier ma liasse ?
- Oui : le validateur XML est gratuit, sans compte, et tourne dans votre navigateur. La génération depuis une balance relève de l’application, avec trente jours d’essai.
- Quel encodage et quel format de dépôt ?
- utf-8, et dépôt compressé au format ZIP. Dates en AAAA-MM-JJ, décimales avec un point.
- Quels modèles de liasse sont couverts ?
- Les quatre : normal (27 tableaux, 1 729 codes), simplifié (24 et 1 328), établissements de crédit (47 et 2 962), assurances (33 et 2 264). La reprise depuis la balance vise le modèle normal.
- Toute la liasse se déduit-elle de la balance ?
- Non. Bilan actif, bilan passif et C.P.C. s’en déduisent ; les vingt-trois autres tableaux demandent des données hors comptabilité générale.
- Que vaut votre validation XSD ?
- Elle est réelle ici, la DGI publiant les schémas des quatre modèles. Elle ne vaut pas « zéro rejet » : ces schémas sont permissifs et le portail contrôle en plus votre situation fiscale.
- Quelle est la date limite de dépôt ?
- Dans les trois mois suivant la clôture de l’exercice, soit le 31 mars pour un exercice calendaire (art. 20 du CGI). À ne pas confondre avec l’état 9421, dû avant le 1er mars.
À lire aussi
- Relevé de déductions TVA en XMLLe mode EDI, la balise prorata et les quatre régimes.
- État 9421 des traitements et salairesDix collections, deux référentiels de paiement, dépôt avant le 1er mars.
- Registre des spécifications DGIVersion en vigueur, date d’effet et source exacte de chaque déclaration.
- Validateur XML gratuitLe portail dit « fichier non conforme » sans dire où. L’analyse tourne chez vous.
- Calendrier fiscal marocainLiasse à trois mois de la clôture, 9421 avant le 1er mars.
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